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<title>Cendreのブログ</title>
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<title>Test</title>
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<![CDATA[ Test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test test <br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10386413607.html</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 02:58:12 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰La vielle femme et l'arraignee⊱⊱</title>
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<![CDATA[ La vieille femme cousait dans la lumière magique qui pénétrait son wigwam.<br><br>Elle travaillait avec art et précision des vêtements chauds.<br><br>C'était l'été des Indiens et bientôt l'hiver serait là, aussi aigu que les pointes<br><br>acérées du porc-épic.<br><br><br><br>Elle aimait son travail. Et du plus lointain de ses souvenirs, Bouquet de<br><br>Perles Etincelantes se voyait s'activant de son mieux, avec toujours le<br><br>même plaisir, comme sa mère et ses tantes le lui avaient appris.<br><br>Elle s'occupait du bois et de l'eau, en hiver. Elle savait tanner les peaux<br><br>de bison, en préparer la viande afin de régaler toute la famille.<br><br>A six ans, elle aidait les femmes dans les travaux du ménage.<br><br>A dix ans, elle montait à cheval comme le meilleur des guerriers et<br><br>sillonnait la plaine avec fougue.<br><br>Puis à quatorze ans, elle est devenue une vraie femme : son père l'a<br><br>mariée à Feu du Tonnerre et le temps a passé vite, très vite.<br><br>A présent, elle était une vieille femme mais les années avaient glissé<br><br>sur elle, sans entamer sa force, ni sa joie de vivre.<br><br>Quand elle riait des facéties du dernier de ses petits-fils, sa bouche<br><br>révélait l'absence de quelques dents.<br><br>Mais elle était toujours belle.<br><br><br><br>Sa peau, aussi tannée que la peau du bison, avait la couleur du soleil<br><br>couchant. La prunelle de ses yeux rayonnait du même éclat juvénile<br><br>d'autrefois et quand elle marchait, c'était d'un pas majestueux, que le<br><br>poids des ans n'entravait pas.<br><br>La tribu aimait à raconter que c'était une sage qui avait la force de l'ours<br><br>et qui avait reçu la protection du loup blanc, à son berceau.<br><br>Bouquet de Perles cousait dans le cocon que formait le cercle du wigwam.<br><br>Et tout en travaillant, elle songeait à son rêve de la nuit dernière...<br><br><br><br>Elle avait rêvé d'un bébé rieur qui gigotait sur une immense fourrure,<br><br>moelleuse et parfumée, au milieu des herbes jaunes. Ses petits pieds et<br><br>ses minuscules mains dorées s'agitaient, se balançaient pour suivre les<br><br>frémissements légers du vent.<br><br>Il était seul, sans inquiétude. Ses yeux suivaient le vol d'un oiseau puis il<br><br>éclatait de rire à chaque bruissement de feuilles des blancs bouleaux.<br><br>L'enfant comprenait le langage des arbres et du monde végétal qui l'entourait.<br><br>La terre était sa mère, le ciel son père.<br><br>Puis, le paysage s'assombrit en un instant. Une ombre grise recouvrit<br><br>l'enfant qui cessa de rire. Le vent se fit violent et la neige recouvrit aussitôt<br><br>plaines et bois.<br><br><br><br>Bouquet de Perles ne voyait plus le bébé à présent mais elle l'entendit<br><br>crier et ce sont ses pleurs qui l'ont réveillée, toute suffocante.<br><br>Quel message son rêve voulait-il lui adresser ? La vieille indienne l'ignorait.<br><br><br><br>Bouquet de Perles Etincelante cousait, respectueuse des traditions<br><br>ancestrales dans le wigwam à l'odeur d'armoise. Les femmes avaient<br><br>récemment allumé des feux de bois pour imprégner la couverture qui<br><br>servait à la fabrication de la tente afin qu'elle garde sa souplesse, après<br><br>les pluies.<br><br>Bouquet de Perles songeait.<br><br>C'est alors qu'elle entendit des lamentations, dans un coin de son logis.<br><br>La vieille indienne interrompit son ouvrage et demanda :<br><br>- Qui pleure ? ...<br><br>- C'est moi, grand-mère, dit une petite voix.<br><br>La femme leva les yeux et aperçut une minuscule araignée, au creux de<br><br>sa toile.<br><br>- Pourquoi pleures-tu ? demanda-t-elle avec inquiétude.<br><br>- Je pleure parce que personne ne m'aime. Les hommes ont peur de me<br><br>voir et disent que je suis inutile, sur cette terre. Chacun a son rôle à tenir,<br><br>et pas moi !<br><br><br><br>Bouquet de Perles se leva et regarda attentivement le minuscule et fragile<br><br>animal. Elle ressentit une immense peine pour la malheureuse.<br><br>- Je ne sais comment t'aider, ni te consoler.<br><br><br><br>Et tout en lui parlant, la réconfortant par la musique de ses paroles, la<br><br>vieille indienne laissa son regard se promener sur la toile arachnéenne.<br><br>L'araignée avait tissé un ouvrage d'une grande perfection ! Beaucoup de<br><br>squaws auraient aimé pouvoir s'enorgueillir d'un tel chef-d'œuvre. Un vrai<br><br>bijou que la lumière du soleil faisait étinceler.<br><br>Elle en admira la finesse et la légèreté aérienne. La grâce du travail était<br><br>digne des broderies et décorations de toutes les femmes du village<br><br>rassemblées.<br><br><br><br>C'est alors que Bouquet de Perles se souvint de son rêve de la nuit<br><br>précédente, aux pleurs du bébé.<br><br>- Je crois que je peux faire quelque chose pour toi, si le Grand Esprit y<br><br>consent. Dorénavant, quand tu tisseras ta toile au-dessus de l'endroit où<br><br>les enfants dorment, les mauvais rêves seront capturés à l'intérieur. Au<br><br>petit matin, ils seront détruits par le soleil. Seuls les bons rêves peupleront<br><br>les songes de nos petits.<br><br><br><br><br><br>Et comme la vieille indienne était une sage, à partir de ce jour, les<br><br>araignées eurent leur place sur cette terre, comme tous les animaux.<br><br><br><br>Elles furent les gardiennes du sommeil des enfants attirant leur proie<br><br>sans aucune pitié pour les livrer au soleil, aux premières lueurs de l'aube.<br><br><br><br>Bouquet de Perles Etincelantes cousait paisiblement dans la chaleur de<br><br>son wigwam, près du feu.<br><br><br><br>L'été des Indiens était terminé à présent. Les grands froids gelaient les<br><br>lacs qui miroitaient au soleil. Parfois, elle pensait au bébé de son rêve<br><br>qui ne pleurait plus et jouait avec le vent. Alors elle posait son ouvrage<br><br>et souriait. <br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381979256.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:24:07 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Les Fees Celestes⊱⊱</title>
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<![CDATA[ Avez-vous déjà entendu parler du palais de Brocart? Mais si, bien sûr, c'est le palais des deux fées célestes qui tissent tout le long du jour, les nuages, pour l'empereur du Ciel. Vous vous tromperiez bien si vous les croyiez heureuses de leur sort car les deux fées s'ennuient à mourir dans leur palais. Un jour d'ailleurs, elles se sont sauvées. Écoutez plutôt...<br><br><br><br>   <br><br><br><br>Ce jour-là, c'était l'anniversaire de l'empereur du Ciel et tous ses serviteurs étaient occupés aux préparatifs d'un grand festin. Les employés célestes s'amusaient dans les salles impériales et la garde de la porte du Sud, celle par laquelle on descend sur la terre, buvait joyeusement à la santé de l'empereur et sombrait peu à peu dans une somnolence béate. Les deux fées célestes étaient restées seules.<br><br><br><br><br><br>Dans leur merveilleux palais, elles s'ennuyaient de vivre constamment dans la béatitude, de boire tous les jours du nectar et de tisser tous les jours un nuage en forme d'enclume et sept nuages blancs moutonneux. Leurs jours se ressemblaient comme un neuf ressemble à un autre neuf et nos deux fées s'ennuyaient, s'ennuyaient à mourir.<br><br><br><br><br><br>"Tu sais petite sœur" soupirait la plus jeune, "je préférerais m'en aller et descendre sur la terre plutôt que de continuer à m'ennuyer ici. Les hommes ne connaissent pas leur bonheur! Tant de travail, et toujours du nouveau, ça me plairait tellement!"<br><br><br><br><br><br>"A moi aussi" continua l'aînée, "et si tu voyais leurs montagnes et leurs rivières qui serpentent! Que c'est beau! Rien de pareil dans ce palais ennuyeux. Et si nous nous sauvions?"<br><br><br><br><br><br>Le chemin n'est pas long de la pensée à l'acte. Les deux fées célestes se mirent en route et, sur la pointe des pieds, tout doux, tout doux, elles se faufilèrent jusqu'à la porte du Sud qui conduisait à la terre. Les gardes dormaient profondément. Les deux jeunes filles se glissèrent dehors furtivement.<br><br><br><br><br><br>"Maintenant, petite sœur" proposa la cadette, "nous allons nous séparer. Tu iras vers le Sud et moi vers le Nord. Et lorsque nous aurons trouvé un être en détresse, nous resterons pour l'aider".<br><br><br><br><br><br>Ainsi se séparèrent les deux fées. Et tout se passa comme l'avait dit la plus jeune. Toutes deux rencontrèrent deux vieilles femmes solitaires et usées et restèrent à les aider. Bientôt, elles perdirent leur teint transparent et devinrent toutes roses. Elles se plaisaient beaucoup sur la terre. Jamais plus elles ne pensaient au ciel.<br><br><br><br><br><br>Mais rien n'est éternel, hélas. Cent ans avaient passé sur la terre, cent ans, ce qui fait exactement sept jours au ciel. Les festivités avaient pris fin et l'empereur Céleste commença à chercher les deux jeunes filles. Mais en vain, elles étaient introuvables. "Où sont-elles donc passées?" gronda l'empereur. "Voilà un moment qu'il n'a pas plu et j'aurais besoin qu'on me tisse au plus vite un nuage d'orage." Et l'empereur fit chercher les deux fées. Les serviteurs revinrent bientôt pour lui apprendre que la porte du Sud était ouverte et que les deux jeunes filles s'étaient probablement sauvées.<br><br><br><br><br><br>"C'est un comble!" s'écria l'empereur. "Qu'on me les ramène au plus vite! Sinon, j'enverrai sur la terre une sécheresse abominable!"<br><br><br><br><br><br>Alors les messagers célestes descendirent sur la terre à la recherche des deux fées. Ils les trouvèrent enfin. Mais les jeunes filles ne voulaient pas rentrer. Pourtant, il fallut bien se rendre! Pouvait-on désobéir à un ordre de l'empereur du Ciel? Tête baissée, les yeux pleins de larmes, les deux fées reprirent le chemin du ciel.<br><br><br><br><br><br>En arrivant devant la porte du Sud, la plus jeune dit:<br><br>"Petite sœur, je crois que je mourrai de regret si je ne peux plus regarder le monde en bas!".   L'aînée hocha la tête en soupirant puis elle dit: "J'ai une idée. Jetons nos miroirs. Ainsi, quand nous regarderons en bas, nous y verrons se refléter le monde entier".<br><br><br><br><br><br>Alors les deux jeunes filles sortirent leurs miroirs de leurs larges manches et les jetèrent en bas. Les miroirs descendirent en scintillant, ils tournoyèrent un instant avec de petits sifflements et tombèrent sur la terre où ils se transformèrent en deux lacs enchantés dont les eaux limpides reflétaient les montagnes, les forêts, les collines et les hommes. Et savez-vous où sont ces deux lacs? L'un est en Chine, c'est le Grand Lac Occidental, et l'autre au Vietnam, à Hanoi. <br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381972994.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:14:17 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰La Fee aux yeux bleus⊱⊱</title>
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<![CDATA[ On raconte qu'une fée aux cheveux blonds et aux yeux bleus, prénommée Lavandula, aurait vu le jour au milieu des lavandes sauvages de la montagne du Lure.<br><br><br><br> Les années passèrent et l'envie lui vint un jour de s'installer.<br><br><br><br> Ne sachant pas où elle se voyait domiciliée, elle décida de feuilleter son cahier de paysages pour faire un choix éclairé. Son survol s'arrêta brusquement sur la page présentant les terres incultes de la Provence.<br><br><br><br> Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer. En tombant sur le livre, ses larmes de couleur lavande tachèrent la page de bleu.<br><br><br><br> Dans l'espoir de réparer sa maladresse, Lavandula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d'essuyer la page, mais l'effet contraire se produisit. Les gouttelettes se répandirent sur le paysage de la Provence. Désespérée, la fée traça un grand pan de ciel bleu au-dessus du sol taché pour dissimuler son erreur.<br><br><br><br><br><br>C'est depuis ce jour que la lavande pousserait allégrement sur les terres de la Provence et que les jeunes blondes de la région auraient dans les yeux une étincelle bleu lavande, surtout devant le spectacle qu'offre le ciel bleuté tombant sur les champs de lavande en fin de journée.<br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381970315.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:10:07 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Le  lieu le plus secret⊱⊱</title>
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<![CDATA[ Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahmâ décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver  une cachette. <br><br><br><br>Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci:<br><br>"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."<br><br> Mais Brahmâ répondit:<br><br>"Non, cela ne suffit pas car l'homme creusera et la trouvera."<br><br> Alors les dieux dirent:<br><br>"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."<br><br>Mais Brahmâ répondit à nouveau:<br><br> "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface." <br><br>Déconcertés, les dieux proposèrent:<br><br>"Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de l'homme sur la lune."<br><br>Mais, Brahmâ répondit encore:<br><br>"Non, un jour, l'homme parcourra le ciel, ira sur la lune et la trouvera."<br><br>Les dieux conclurent:<br><br>"Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."<br><br>Alors Brahmâ dit:<br><br>"Voici ce que nous ferons de la  divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne  pensera jamais à chercher."<br><br><br><br><br><br>Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, exploré la lune et le ciel à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.<br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381965777.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:00:16 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Le manteau de Nasreddine⊱⊱</title>
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<![CDATA[ Un soir que Nasreddine revenait de son travail dans les champs avec des vêtements sales et crottés, il entendit chanter et rire et il comprit qu'il y avait une fête dans les environs.   Or, dans son pays, quand il y une fête, tout le monde peut y participer.<br><br><br><br> Nasreddine poussa donc la porte de la maison et sourit de bonheur: une bonne odeur de couscous se dégageait de la cuisine. Mais il ne put aller plus loin: il était tellement mal habillé qu'on le chassa sans ménagement.<br><br><br><br><br><br>En colère, il courut jusqu'à sa maison, mit son plus beau manteau et revint à la fête. Cette fois, on l'accueillit, on l'installa confortablement et on posa devant lui à manger et à boire.<br><br><br><br>Nasreddine prit alors du couscous, de la sauce et du vin, et commença à les verser sur son manteau.<br><br><br><br>Et il disait: "Mange, mon manteau! Bois, mon manteau!"<br><br><br><br>L'homme assis à son coté lui dit: "Que fais-tu, malheureux? Es-tu devenu fou?"<br><br><br><br><br><br>"Non, l'ami, lui répondit Nasreddine. En vérité, moi je ne suis pas invité; c'est mon manteau qui est invité."<br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381964565.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:57:51 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Socrates et les trois passoires⊱⊱</title>
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<![CDATA[ <br><br>Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit:<br><br><br><br>- Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?<br><br>- Un instant répondit Socrate. Avant que tu me racontes, <br><br>  j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.<br><br>- Les trois passoires?<br><br><br><br>Mais oui, reprit Socrate, avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires.<br><br><br><br><br><br>La première passoire est celle de la vérité.<br><br>- As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?<br><br>- Non. J'en ai simplement entendu parler.<br><br>- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.<br><br><br><br>Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième<br><br>passoire, celle de la bonté.<br><br>- Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque <br><br>  chose  de bon?<br><br>- Ah non! Au contraire.<br><br>- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies.<br><br><br><br>Tu peux peut-être encore passer le test car il reste une passoire, celle de l'utilité.<br><br>- Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait?<br><br>- Non. Pas vraiment.<br><br><br><br>Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter<br><br>n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire? <br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381963527.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:55:13 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Les Apparences⊱⊱</title>
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<![CDATA[ <br><br><br><br><br><br>Deux anges s’arrêtèrent pour passer la nuit dans la maison d’une famille aisée. Celle-ci était méchante et refusa que les anges demeurent dans la chambre d’amis de la maison. À la place, ils laissèrent les anges dormir dans une petite pièce située dans le sous-sol froid.<br><br><br><br>Pendant qu’ils faisaient leur lit sur le sol dur, le plus âgé des anges aperçut un trou dans le mur et le répara.<br><br><br><br>Quand le plus jeune des anges demanda "Pourquoi?"<br><br> Le plus âgé des anges répliqua: "Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent".<br><br><br><br>La nuit suivante, les deux anges arrivèrent pour se reposer dans une maison où les gens étaient vraiment pauvres mais où le fermier et sa femme étaient très hospitaliers. Après avoir partagé le peu de nourriture qu’ils avaient, le couple laissa les anges dormir dans leur lit pour qu’ils aient une bonne nuit de sommeil.<br><br><br><br> Lorsque le soleil se leva le lendemain matin, les anges trouvèrent le fermier et sa femme en larme. Leur unique vache, de laquelle le lait était une bénédiction, gisait morte sur le sol.<br><br><br><br><br><br>Le plus jeune des anges était furieux et demanda au plus âgé des anges comment il avait pu laisser faire cela? "La première famille avait tout et tu l’as aidée en réparant un trou dans leur mur au sous-sol" accusa l’ange. "La deuxième famille avait peu, mais était disposée à tout partager et tu as laissé sa vache mourir".<br><br><br><br><br><br>"Les choses ne sont pas toujours comme elles paraissent" répliqua le plus âgé des anges.<br><br><br><br><br><br>"Quand nous sommes restés dans le sous-sol de la maison de la première famille, je me suis aperçu qu’il y avait de l’or rangé dans le trou du mur au sous-sol. Étant donné que le propriétaire était tellement rempli de haine et qu’il ne voulait pas partager sa fortune, j’ai bouché le trou afin qu’il ne retrouve plus cet or. Et, la nuit dernière, lorsque nous étions endormis dans la chambre du fermier, l’ange de la mort venait chercher la femme du fermier. J’ai négocié avec lui et je lui ai donné l’unique vache du fermier à la place. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent".<br><br><br><br><br><br>Quelques fois, c’est exactement ce qui arrive lorsque les choses ne tournent pas de la façon dont on voudrait qu’elles tournent. Si vous avez la foi, vous n’avez qu’à croire que chaque mauvaise tournure des choses est à votre avantage. Il se peut que vous ne vous en rendiez pas compte au début, jusqu’au jour où vous vous apercevrez qu’elles étaient effectivement à votre avantage. <br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381962571.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:53:57 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Le Porteur d'Eau⊱⊱</title>
<description>
<![CDATA[ <br><br><br><br>Un porteur d'eau en Inde avait deux gros pots, chacun suspendu à l'extrémité d'une perche qu'il portait sur son épaule.<br><br><br><br><br><br>Tous les jours le porteur faisait le même chemin pour aller chercher de l'eau. Un des pots était craqué et laissait fuir la moitié de son contenu alors que l'autre était parfait et ne perdait pas une goutte tout au long du sentier menant à la maison.<br><br><br><br><br><br>Pendant deux ans le livreur fit le même chemin tous les jours pour apporter de l'eau dans la maison de son maître. Naturellement, le bon pot était fier de l'eau qu'il apportait jusqu'à la maison sans perdre une goutte. Mais le pot craqué était honteux et misérable de ne pouvoir accomplir que la moitié de ce pour quoi il avait été fabriqué.<br><br><br><br><br><br>Après deux années de ce qu'il percevait comme une déception, il parla au porteur d'eau sur le chemin du retour:<br><br>- J'ai honte de moi et je désire m'excuser.<br><br><br><br>- Pourquoi? demanda le porteur d'eau. De quoi as-tu honte?<br><br><br><br>- Je n'ai pu durant les deux dernières années livrer que la moitié de l'eau, à cause de ma fissure sur le côté, en perdant l'eau tout au long du sentier. À cause de mon défaut vous avez à faire tout ce travail et je ne vous donne pas la pleine valeur pour vos efforts.<br><br> - Mais non. Mais non... Puisque nous retournons à la maison de mon maître, je veux te montrer les belles fleurs le long du sentier.<br><br><br><br>En effet, pendant qu'ils montaient la côte, le vieux pot fêlé remarqua que le soleil réchauffait les très belles fleurs sauvages sur le bord du sentier et cela le consola. Mais, à la fin du sentier, il se sentait encore mal parce qu'il avait perdu la moitié de son eau et s'excusa à nouveau auprès du porteur d'eau pour sa fêlure.<br><br><br><br><br><br>Le porteur dit au pot:<br><br>- As-tu remarqué qu'il y a des fleurs seulement sur ton côté et non pas sur le côté de l'autre pot? C'est parce que j'ai toujours connu ton défaut et j'en ai pris avantage. J'ai semé des graines de fleurs sur le coté du sentier et chaque jour, au retour de la source, tu les arroses. Depuis deux ans j'ai pu cueillir ces fleurs pour décorer la table de mon maître. Sans toi, tel que tu es, il n'aurait pas ces beautés pour agrémenter sa maison.<br><br><br><br><br><br>Moralité:<br><br>Chacun de nous avons nos propres défauts. Nous sommes tous fêlés. Ce sont nos fêlures et nos défauts qui rendent nos vies intéressantes et valant la peine d'être vécues.  Il suffit d'apprécier chaque personne pour ce qu'elle est et de regarder le bon coté de chacun. Il y a beaucoup de bon en chacun de nous.<br><br><br><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381959529.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:47:47 +0900</pubDate>
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<title>⊰⊰Les Moities⊱⊱</title>
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<![CDATA[ <p><br>Le sixième petit matin de la création, Papabondieu, accoudé au balcon du ciel, considère avec une certaine satisfaction les étoiles, innombrables loupiotes qui s'éteignent au lever du jour.</p><br><p><br><br></p><br><p>Papabondieu trouve que tout cela est bon.<br><br></p><br><p><br><br></p><br><p>Il baisse les yeux et admire les océans, les fleuves, les lacs qui regorgent de bêtes à écailles, de dauphins et autres mammifères colossaux et microscopiques. Il admire de même, la terre toute égaillée de bêtes à cornes, de bêtes à poils gigantesques et minuscules. Il s'émerveille de voir, dans les airs, quantité de bêtes à plumes de tout poil.<br><br></p><br><p><br><br></p><br><p>Papabondieu trouve que tout cela est bon.</p><br><p><br><br></p><br><p>Il décide alors de créer l'humanité. Il prend de l'argile et fait trois boules, deux petites pour deux têtes et une grosse pour un ventre. Avec un long boudin, il fait quatre bras et quatre jambes. Il rassemble le tout auquel il donne deux sexes, comme pour la vanille, et il pose cette créature androgyne sur le sol.<br><br>L'humanité fraîchement créée se met à rouler à grand fracas, s'appuyant tantôt sur les mains tantôt sur les pieds. Papabondieu arrive à supporter ce vacarme car il a une grande capacité de concentration, mais la vitesse avec laquelle la créature androgyne se reproduit le laisse pantois. Il est à craindre qu'au rythme où ça va, il n'y aura, d'ici peu, plus de place pour tout ce monde sur terre. Papabondieu ne fait ni une ni deux, il dégaine sa machette et….. raaaa, coupe son œuvre en deux moitiés.<br><br></p><br><p><br><br></p><br><p>Pour la première fois, l'humanité divisée en mâle et femelle se retrouve debout sur ses pieds, et se met aussitôt à courir, courir, courir. Où va-t-elle et, grand dieu, que cherche-t-elle ?<br><br>Chacun cherche la moitié qu'on lui a enlevée. Beaucoup la cherche encore. Il y a tant de monde sur terre que ce n'est pas chose facile de tomber sur la bonne moitié. Quand on se trompe, c'est la déveine, mais quand on la trouve, c'est le bonheur.</p><br>
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<link>https://ameblo.jp/cinderphoenix/entry-10381958982.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:45:12 +0900</pubDate>
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